À propos
Bougez-vous contre ACTA !
Twitter perso
- était bien content de manifester aujourd'hui et est encore plus heureux de remettre ça le 7 ! about 4 hours ago from web
- @ls01 Les italiens ont un mot pour ça : sprezzatura. http://is.gd/eTYBq about 20 hours ago from web
- Quand on voit comment une équipe peut sombrer en 10 ans, imaginez un pays en 5 ans... 03 septembre 2010 from web
- Ah, tiens, il y a une page facebook pour la Biélorussie. 78 supporters. http://is.gd/eTMhf 03 septembre 2010 from web
- L'équipe de France, c'est comme le Parrain : "just when i thought i was out... they pull me back in!" http://is.gd/eTM62 #godfather #edf 03 septembre 2010 from web
Liens
- Anticor
- Antonin Moulart
- Ataraxosphère
- Authueil
- Charlemagne's notebook
- Chez Olive
- Corinne Lepage, site personnel
- Coulisses de Bruxelles
- Intox 2007
- Justice au singulier
- Kremlin-Village
- La Quadrature du Net
- Les cuisines de l'Assemblée
- Maître Eolas
- NOPIB
- Paris sans vidéosurveillance
- Regards Citoyens
- Thy Wanek
Poursuivre…
Twitter cap21paris
- Communiqué CAP21 - Corinne Lepage et CAP21 condamnent le scandaleux discours de Nicolas Sarkozy http://is.gd/dVFpm 01 août 2010 from web
- AFP @CorinneLepage "le discours de Nicolas Sarkozy constitue un coup de poignard dans le dos de la République" http://is.gd/dVgn6 31 juillet 2010 from web
- Clonage, OGM et autres aliments. "Il sera intéressant que Madame Dati [...] explique son intérêt pour la viande clonée" http://is.gd/dliSD 09 juillet 2010 from web
- Halte au feu ! Une tribune de @CorinneLepage sur son blog : http://is.gd/dgz0T 05 juillet 2010 from web
- Avec @CorinneLepage @orangemecanik @pprevert @greener77176 @_O_live @nathalietortrat soutien à Guillon et Porte http://twitpic.com/21jobi 01 juillet 2010 from Twitpic
CAP21
Commentaires récents
- _O_live dans Un vent de panique, un petit air de démocratie…
- Pierrick Prévert dans Un vent de panique, un petit air de démocratie…
- Martin dans Un vent de panique, un petit air de démocratie…
- acryline dans Un vent de panique, un petit air de démocratie…
- nessyduloch dans Un vent de panique, un petit air de démocratie…
Catégories






LOPPSI : sommes-nous des pigeons?
Cette tribune, que j’ai co-signée avec Corinne Lepage, a été publiée par LeJDD.fr.
L’UMP, après avoir fait feu de tout bois sur l’identité nationale, avec un succès tout relatif, cherche à remobiliser son électorat et récupérer les voix de l’extrême-droite en instrumentalisant le débat public. En basant son argumentaire sur les peurs, avec toujours le même objectif annoncé: celui de protéger, l’exécutif ne cesse en réalité d’étendre un pouvoir qui peut être utilisé dans un but tout autre que celui qui est annoncé. En affirmant que « La guerre, c’est la paix », le gouvernement utilise la vieille technique du leurre, qui sous couvert de protéger les citoyens contre une criminalité au demeurant croissante malgré des outils de plus en plus liberticides, permet surtout de prendre un contrôle politique et médiatique croissant.
La croisade menée contre le net s’inscrit dans cette logique. Certes, la cybercriminalité est une réalité, mais elle est surtout devenue le lieu d’expression d’une presse libre et d’un échange d‘informations et d’idées que le pouvoir ne contrôle pas. C’est dans ce contexte que se pose en particulier la question du filtrage. Les dispositions de filtrage du Net déclinées dans l’article 4 sont inquiétantes. Avec un objectif annoncé de « protéger » les citoyens de la vue de sites de pornographie enfantine, ce qui est bien légitime, il conviendrait, selon les dispositions du gouvernement, d’opérer le filtrage de ces sites sur simple décision administrative.
Heureusement, un amendement en commission des lois voté contre l’avis du rapporteur conditionne le filtrage à un accord de l’autorité judiciaire. Il n’y a pourtant pas de quoi crier victoire tant il reste à faire. Par exemple, comment un ou des propriétaires de sites qui se retrouveraient filtrés par effet collatéral, ou « sur-filtrage », pourraient-ils faire valoir leurs droits? Sur ce point, le texte est muet. Aussi, en multipliant des mécanismes de censure, le gouvernement tente d’échapper au débat sur la neutralité des réseaux, pourtant essentiel pour l’avenir du Net et, plus largement, un enjeu démocratique. Le risque est d’autant plus grand que Nicolas Sarkozy a annoncé que le filtrage s’imposera « à tous les sites pédopornographiques et illégaux », alors même que des études dénoncent le caractère contre-productif et attentatoire aux libertés individuelles d’une telle mesure.
Nous pouvons donc nous attendre à ce qu’il en soit logiquement de même avec l’ACTA, le traité anti-contrefaçon négocié dans le plus grand secret, mais aussi dans la loi sur les jeux d’argent et de hasard en ligne, et les suivantes. Ces mesures s’imposeront, et ce toujours au détriment des citoyens. Or, rappelons que lors du débat sur le Paquet télécom, le Parlement européen a exigé que la neutralité du Net soit affirmée comme un principe fondamental, de même que le recours à une procédure préalable et judiciaire avant toute sanction, et ce dans le respect de l’article 6 de la Convention européenne.
Il ne faut pas s’y laisser prendre. Le filtrage, la censure, ne résolvent aucun problème, pas plus qu’ils ne protègent réellement les citoyens. Cela revient tout juste à considérer que si personne ne peut constater une dérive, alors celle-ci n’existe plus. Les mécanismes d’action réellement efficaces sont ceux qui attaquent les causes plutôt que les effets, et donc le renforcement des moyens d’enquête, de la collaboration internationale et une lutte réelle contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent. La cybercriminalité n’est qu’une facette de la gangrène qui gagne le monde du fait de la banalisation de la criminalité et du passage à une économie grise qui se généralise.
C’est en renforçant l’information des citoyens, leur capacité de mobilisation, les réseaux sociaux de lutte contre toutes les formes de criminalité que nous pourrons renverser cette évolution gravissime et non en traquant les leaders d’opinion et les réseaux comme le fait inlassablement le gouvernement depuis quelques années. LOPPSI constitue donc une étape supplémentaire sur la route du rêve d’une mise sous surveillance du Net…
À moins, bien entendu, que tous ensemble nous le refusions.
Lire la tribune sur LeJDD.fr.